Un concours en ligne pour stimuler votre communauté : les pièges à éviter et les solutions

Organiser des concours pour activer un public cible tel que les clients de zones commerciales (centres-villes, parcs commerciaux, centres commerciaux, …) est une vieille technique qui reste très populaire. Les organisateurs comptent sur ces concours non seulement pour améliorer la fréquentation, mais également pour créer une certaine animation et renforcer la notoriété des marques. Collecter des données et doper le nombre d’inscriptions à la newsletter et le nombre de suiveurs sur les réseaux sociaux constituent également des objectifs. Les participants sont ainsi aspirés dans l’entonnoir de marketing et peuvent être activés davantage.

Imaginons un concours standard : lorsqu’un client achète quelque chose dans un magasin d’un centre commercial, il reçoit un ticket avec un code de participation. Pour pouvoir gagner un prix, ce client doit enregistrer son code sur une page en ligne du centre commercial, répondre à une question subsidiaire et accepter le règlement du concours et la politique de confidentialité. Le client se voit par ailleurs demander s’il souhaite s’abonner à la newsletter. Les lauréats sont tirés au sort par une main innocente.

 

Légal ou non ?

La question de la légalité de ce genre de concours suscite beaucoup de discussions. Mais tout n’est pas noir ou blanc comme on pourrait le penser. Notre expert juridique nous a expliqué les principes de base à prendre en compte :

Lorsqu’on envisage d’organiser un concours, on est vite considéré comme relevant de la catégorie des loteries et des jeux de hasard.
La notion de loterie est définie de la manière suivante à l’article 301 du Code pénal : « Sont réputées loteries, toutes opérations offertes au public et destinées à procurer un gain par la voie du sort. » En règle, ces loteries sont interdites par la loi.
Quant à la notion de jeu de hasard, elle est définie comme suit à l’article 2 de la loi sur les jeux de hasard : « Jeu de hasard : tout jeu pour lequel un enjeu de nature quelconque est engagé, ayant pour conséquence soit la perte de l’enjeu par au moins un des joueurs, soit le gain de quelque nature qu’il soit, au profit d’au moins un des joueurs, ou organisateurs du jeu et pour lequel le hasard est un élément, même accessoire, pour le déroulement du jeu, la détermination du vainqueur ou la fixation du gain. » Les jeux de hasard sont eux aussi, en règle, interdits.

Le message est donc clair : vous avez tout intérêt à éviter que le concept du jeu ou concours que vous envisagez d’organiser relève de la notion de loterie ou de jeu de hasard. Dès qu’au moins une des caractéristiques essentielles d’un jeu de hasard ou loterie interdit n’est pas rencontrée, ces législations et le Code pénal ne sont plus d’application, et vous pouvez organiser votre concours comme bon vous semble, en déterminant vos propres règles. Dans la pratique, nous constatons que de nombreux organisateurs exigent des participants qu’ils fournissent un effort (créatif ou intellectuel) et en font une condition de participation. Ils peuvent leur demander, par exemple, de charger un selfie ou d’imaginer un slogan pour le centre commercial. Grâce à ce stratagème, le participant exerce un impact réel sur le résultat du concours, qui ne dépend dès lors pas uniquement du hasard.

Conseil :
Il est préférable d’éviter d’organiser un concours dont la seule modalité dérogeant à la législation sur les loteries et les jeux de hasard résiderait dans une participation gratuite. Certaines décisions de jurisprudence considèrent en effet que ne recevoir un bon de participation qu’après l’achat d’un produit en magasin constitue une preuve que la participation n’est de facto pas gratuite.

 

Règlement du concours

Cela en étonnera peut-être certains, mais élaborer un règlement du concours n’a rien d’obligatoire. Il n’y a en effet aucune législation qui l’impose, mais cela reste bien entendu recommandé afin d’éviter les discussions avec les participants pendant ou après le concours. Nous vous conseillons dès lors d’établir un règlement aussi succinct que possible et ne laissant aucune place pour les interprétations (erronées).

Conseil :
Dans le règlement du concours, veillez à expliquer le plus clairement possible les conséquences en cas d’égalité.

 

Qui gagne ?

Le fait de poser une question concours pour déterminer qui gagne n’a pas d’autre but qu’éviter que le jeu soit catalogué comme loterie ou jeu de hasard interdit.
Pour déterminer l’heureux lauréat, le mieux est de prévoir une question subsidiaire en plus de la question concours. Cela coupera court à toute discussion ou polémique, vu que le lauréat ne sera autre que la personne dont la réponse se rapprochera le plus de la solution.
Il est faux, toutefois, de croire qu’une question subsidiaire est nécessaire. Il est tout à fait possible, en effet, de travailler avec un jury qui choisira la meilleure réponse sur la base de ses préférences personnelles (dans le cas d’un concours faisant appel à la créativité) ou qui effectuera un tirage au sort parmi toutes les bonnes réponses à la question concours. Vous devez surtout veiller à ce que le gagnant soit désigné d’une manière objective et à ce que ce choix objectif puisse être démontré, en cas de discussion.

Conseil : Nous vous conseillons de rédiger et conserver un rapport sommaire qui mettra officiellement fin au concours. Ce rapport mentionnera le nombre de participants, les modalités du tirage au sort qui a été effectué, l’identité du lauréat, …

 

Let’s add some fun & technology!

Aujourd’hui, les concours on ne peut plus simples auxquels il faut s’inscrire en remplissant à la main un formulaire de participation ne font plus vraiment recette. Pour attirer les clients, vous privilégierez des concepts ludiques et les concrétiserez à travers des plateformes de gamification mettant l’accent sur l’expérience en tant qu’utilisateur.

Chez Wisely, nous misons beaucoup sur la gamification, dont nous distinguons 4 types :

  • Gamification XS : nous utilisons des applications gratuites telles que Google Form ou Wufoo, qui proposent une mise en page standardisée offrant, par conséquent, peu de possibilités de branding. Les concours simples lancés par exemple via une publication sur Facebook relèvent également de cette catégorie.
  • Gamification S : nous utilisons une plateforme sur laquelle nous ajoutons différents champs à remplir et par le biais de laquelle nous pouvons entreprendre une véritable opération de branding. Nous y ajoutons par ailleurs des mesures visant à prévenir les risques de fraude et de piratage, en limitant autant que possible les réponses tardives ou en bloquant les adresses IP suspectes, par exemple.
  • Gamification M : nous complétons la gamification S avec une méthodologie des codes de participation. Pour chaque code de participation, il est possible d’ajouter une question subsidiaire spécifique, par exemple lorsque les noms de gagnants doivent être communiqués à des stades intermédiaires du concours. Dans ce cas-ci également, nous veillons à renforcer nos mécanismes de sécurité afin de couper l’herbe sous le pied des pirates informatiques.
  • Gamification L : nous utilisons des plateformes de gamification spécifiques (third party) qui proposent beaucoup plus d’activités ludiques ou une expérience utilisateur plus poussée. Ce ne sont pas les concepts qui manquent : un jeu de piste, un jackpot, un rébus…

Selon le type de gamification (XS, S, M ou L) pour lequel vous opterez, le budget pourra passer de quelques centaines à quelques milliers d’euros. Il n’y a pas de plafond en la matière, mais retenez qu’avec un concept bien pensé, il est déjà possible d’obtenir un très bon rendement, même avec une approche simpliste.

 

Apothéose

Nous constatons qu’en moyenne, 50 % des participants à un concours s’inscrivent via les canaux de communication de nos clients. Ces participants se situent déjà un peu plus bas dans l’entonnoir vu qu’ils ont pris la peine de finir le concours et qu’ils aimeraient être informés du prochain… pour peu, bien entendu, qu’ils aient apprécié le concept 😉

 

Wisely et Beaver & Eagle

Beaver & Eagle est une entreprise qui travaille en partenariat avec Wisely et qui recherche en permanence de nouvelles manières d’activer un public cible par le biais de la technologie. Lorsque les plateformes disponibles ne permettent pas de générer une solution sur mesure, Beaver & Eagle configure lui-même cette solution. C’est entre autres le cas pour les formules « gamification S » et « gamification M » que Wisely propose.
Lorsque le besoin l’exige, Wisely approfondit en outre le contexte juridique de concours et concepts de jeu afin d’apporter des nuances quant à ce qui est possible, autorisé ou obligatoire. Ce feed-back est ensuite utilisé afin d’élaborer des modèles de pages de jeu et de règlements concours.

Je veux en savoir plus !

Si vous organisez prochainement un concours et que vous avez encore des doutes ou des questions, n’hésitez pas à nous contacter.

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